Voici le troisième volet du voyage en cyclotourisme qu'a réalisé ma collègue Marie-Claude. Si vous avez manqué les précédents, rendez-vous ici.
E.P. : Quels sont les préalables nécessaires sur le plan de la condition physique pour ce type de voyage ?
M.-C.D : Ne pas être en forme physique extraordinaire ne devrait pas freiner la personne qui désire faire un voyage de vélo. L’endurance et la force musculaire se développeront en cours de route. Le plus difficile pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude des longues distances va probablement être la douleur… au postérieur !
En regard au caractère ambitieux de notre voyage et aux objectifs que nous nous étions fixés au chapitre du kilométrage à parcourir par jour, il fallait être « en forme » en partant. En roulant vers l’est, les montagnes arrivent vites et peuvent s’avérer être une étape difficile pour un cycliste inexpérimenté, ou vu autrement, un beau défi !
Peu importe l’activité pratiquée, l’important, c’est d’écouter son corps pour savoir quand s’arrêter. Lorsqu’on commence à ressentir une douleur anormale dans le mouvement, il est sage de prendre une pause pour éviter d’éventuelles blessures. Après tout, y a-t-il meilleur endroit que le parc des Glaciers pour une pause bien méritée ?
E.P. : Selon toi, quel est le trait de caractère le plus important qu’une personne doit avoir pour bien s’en tirer dans un voyage de ce genre ?
M.-C.D : La capacité d’adaptation ! Il est pratiquement impossible de prévoir un voyage du genre d’un bout à l’autre. Les suggestions des gens rencontrés sur la route ouvrent à elles seules maintes nouvelles possibilités. Chaque jour, tu ne sais pas nécessairement où tu vas dormir, ce que tu vas manger, etc. Notre itinéraire était flexible et modifiable à notre guise. Cette liberté convenue nous permettait de faire dévier notre chemin, au gré du temps, des rencontres et de notre humeur.
E.P. : Quel niveau d’expertise technique faut-il posséder pour ne pas se retrouver pris au dépourvu ?
M.-C.D : Il est impératif de savoir comment effectuer l’entretien et les réparations de base. Équipé d’une bonne trousse de réparation, le cycliste autonome sera à l'aise pour régler un dérailleur ou un frein, remplacer une chambre à air, un pneu ou encore un rayon. Souvent, il pouvait s’écouler plusieurs jours, voir plusieurs semaines, avant que l’on croise un atelier de vélo. À un moment donné, constatant l’état critique d’un de nos pneus, nous nous sommes arrêtés dans une bibliothèque publique et avons commandé un pneu par Internet que nous avons fait livrer dans une ville se trouvant quelques centaines de kilomètres plus loin. Heureusement, aucun pépin majeur n’est survenu sur la route, mis à part cette jante cassée qui a mis fin à notre voyage sept jours plus tôt que prévu.
E.P. : Quels conseils de sécurité routière donnerais-tu aux cyclistes ?
M.-C.D : L’important c’est d’être visible. En ce sens, pour éviter de rouler lorsque la nuit était tombée, nous commencions à pédaler dès les premières lueurs du jour. Au nombre de bouteilles et canettes de bière vides que nous avons aperçues sur le bord du chemin, valait mieux ne pas s’aventurer sur les routes à la noirceur. Se prévaloir d’un rétroviseur, qui ira soit sur le casque ou sur le guidon, est un autre essentiel pour s’immobiliser ou se ranger à temps à la venue d’un véhicule surdimensionné ou empruntant une trajectoire douteuse.
E.P. : Quel produit MEC as-tu le plus aimé avoir avec toi durant le voyage ?
M.-C.D : Mon chandail à capuchon Uplink ! En septembre, les journées sont plus courtes et les nuits plus fraîches. Après la douche, à l’heure du repas, ce manteau isolant léger tombait toujours pile. Lorsque je suis partie de Vancouver, il n’était pas encore sur le marché. J’avais hâte d’arriver au Québec pour pouvoir me le procurer !
Toujours dans le rayon des vêtements, j’ai grandement apprécié pouvoir compter sur mes manches et jambes d’appoint lorsque la température se refroidissait. Elles sont compactes, légères et me permettaient d’éviter d’avoir à transporter un maillot long ou un cuissard supplémentaire. C’est très polyvalent.
Pour voir plus de photos du périple, rendez-vous ici.
Les commentaires récents